Algérie-Israël : Les chiffres cachés d’un commerce sous silence 

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Le commerce entre l’Algérie et Israël est un sujet tabou, officiellement inexistant en raison de la position ferme d’Alger contre toute normalisation avec Tel-Aviv. Cependant, plusieurs enquêtes et analyses économiques suggèrent que des échanges indirects ont lieu, principalement via des pays tiers.

Des échanges commerciaux indirects

L’Algérie et Israël n’ont pas de relations diplomatiques et aucun accord commercial officiel. Cependant, des produits israéliens ou contenant des composants israéliens arrivent sur le marché algérien via des pays intermédiaires, notamment :

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  • L’Union européenne (France, Espagne, Italie),
  • La Turquie,
  • Les Émirats arabes unis,
  • Les États-Unis.

Ces échanges concernent souvent des produits de haute technologie, des équipements médicaux, des logiciels, ainsi que des composants agricoles et industriels.

Chiffres et estimations

Aucune donnée officielle ne permet de quantifier avec précision ces échanges, mais des analyses de flux commerciaux montrent que certains produits exportés par Israël vers des pays tiers finissent en Algérie. En 2021, des experts estimaient que ces échanges indirects pouvaient représenter plusieurs dizaines de millions de dollars.

Les révélations sur les importations algériennes

Des enquêtes ont montré que certains produits importés en Algérie, notamment dans les secteurs agricole et technologique, contiennent des composants israéliens. Par exemple :

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  • Des logiciels de cybersécurité développés en Israël, intégrés dans des équipements informatiques vendus en Algérie,
  • Des semences et engrais agricoles produits par des entreprises israéliennes, exportés via des pays tiers,
  • Des équipements médicaux fabriqués en Israël mais vendus sous une autre marque en Algérie.

Pourquoi ce commerce sous silence ?

L’Algérie adopte une politique de boycott strict contre Israël et soutient fermement la cause palestinienne. Toute révélation sur des liens économiques, même indirects, provoquerait une polémique politique et populaire. Ainsi, les transactions passent par des circuits détournés, et les entreprises impliquées évitent de mentionner toute origine israélienne.

Un dossier sensible

Bien que ces échanges restent marginaux comparés aux flux commerciaux globaux de l’Algérie, ils existent et soulèvent des questions sur la traçabilité des importations. Ce sujet sensible reste un tabou politique, mais les réalités économiques montrent que l’étanchéité totale est difficile à garantir.

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